Lancé début 2007, le site est rapidement devenu l’une des références du streaming et du téléchargement légal de musique indépendante outre -Atlantique. Méconnu dans l’hexagone, le site fait pourtant le bonheur de nombreux aficionados de la musique qui se prêtent volontiers au jeu du concept proposé.
L’idée est simple, promouvoir les artistes indépendants à travers des concours mensuels récompensant les mieux classés avec 5000$.
Artistes VS Artistes
Le site propose un système de duels. Les internautes sélectionnent une catégorie musicale et évaluent les morceaux proposés par les artistes. Chaque vote influe sur le classement global et offre la possibilité aux artistes de partager leurs œuvres musicales. Actuellement, le site recense près de 40 000 juges journaliers.
Les récompenses
En plus des récompenses en jeux, les artistes perçoivent 70% des revenus générés par le téléchargement et une exposition médiatique conséquente.
Ce mois-ci, la plateforme organise, avec l’aide du Real Hip Hop Network, un concours permettant de participer à la tournée américaine de Drake, rappeur du label indépendantYoung Money. Les 100 meilleures maquettes lui seront présentées. Il choisira personnellement le vainqueur pour lui offrir l’expérience d’une tournée et le plaisir de la scène.
Laissez-vous prendre au jeu ! ( Application Ourstage disponible sur Itunes )
Le 21 avril aura lieu la 2eme édition du Disquaire Day, la journée nationale des disquaires indépendants. Ce concept a été importé des Etats Unis grâce à l’initiative du Calif ( Club Action des Labels Indépendants Français ) afin de promouvoir et relancer l’image de nos dealers musicaux.
Cet événement vise à créer et optimiser les différentes relations entre les artistes, les labels et les distributeurs, à travers le grand public.
La première édition
Elle a enregistré un succès inattendu. 75% des magasins participants ont enregistré un chiffre d’affaire supérieure à 50% mensuel. Cet événement a également rencontré un succès médiatique à travers la presse culturelle ( Les Inrocks…) et généraliste ( Le Monde, Libération…). Cette année, plus de 150 disquaires, de 63 villes différentes, participent. Soit le double de l’édition 2011. A ce titre, les différents acteurs de la musique, les labels indépendants mais également les Majors, ont concocté près 70 références spécialement produites pour l’événement.
L’évolution des disquaires indépendants
Massivement présent au début des années 1980, ils représentaient près de 3000 commerces, d’après les chiffres de L’Observatoire de la musique. Subissant de plein fouet la stratégie de démocratisation et de transformation de la musique en produit de consommation de masse, le nombre de disquaires indépendants n’a cessé de diminuer. Le marché de la musique a connu des mutations structurelles et conjoncturelles très profondes. L’apparition et la prolifération de grands réseaux de distribution, grandes surfaces et enseignes culturelles, a eu raison des consommateurs et des zones de chalandises de ces mini bibliothèques musicales. Entre temps, la crise du disque, la dématérialisation de la musique ( développement d’internet et des nouvelles technologies comme marchés inducteurs ) ont accentué les difficultés des disquaires, qui se sont alors repositionné sur des marché de niches. Au début des années 2000, on en comptait plus que 200.
La reprise du pouvoir ?
Cet événement sonne comme une révolte des disquaires indépendants. En effet, suite à cette dématérialisation musicale, on observe un désengagement et une dé-spécialisation des différents réseaux de distribution. Le marché physique, en récession, se retrouve donc orphelin de surfaces de vente mais surtout de lieux d’échanges. En ce sens, cette conjoncture représente une opportunité pour les disquaires indépendants. La tendance dessine un nouveau type de consommation musicale, à la recherche de prescripteurs, de conseilles mais surtout d’authenticité dans l’acte d’achat.
Une adresse, une boutique, une ligne de vêtements, un label de musique indépendante. En somme rien de dingue. Sauf que ce label, à l’instar d’Ed Banger, a su se diversifier en créant son propre univers au goût très parisien.
La Maison Kitsuné c’est Gildas Loaec et Masaya Kuroki. Deux créatifs. L’un est parisien, l’autre japonais.
Label de musique
DatA, Crystal Castle, Bloc Party, Boys Noize, Hadouken!, Is Tropical, Les Petits Pilous, Phoenix…Autant dire que pas mal d’artistes ont signés ou collaborés avec le label parisien.
En plus de produire des artistes électro ou rock, Kitsuné produit sa propre compilation musicale sous le nom de Kitsuné Maison Compilation et cela depuis 2005 (ci-dessus la dernière compil’).
Depuis c’est pas moins de 15 compil’ qui sont sorties. Chaque pochette est étudiée graphiquement (ci-dessus: la collaboration avec l’artiste André) et leur lancement donne souvent lieu à un évènement au shop Colette, lieu privilégié de la ‘fashion hype’ parisienne.
Prêt-à-porter
Paris, New-York, Tokyo…la marque développe son implantation de boutique dans les plus grosses capitales de la mode et de la tendance, sans compter la centaine de points de vente dans lesquels la marque est présente!
Chez Kitsuné le prêt-à-porter fait également parti de la Maison. Des vêtements simples, chics et de qualité, on pourrait même penser à du Ralph Lauren ou du Lacoste.
Avec 4 collections par an, la marque s’impose sans complexe dans le monde fermé du prêt-à-porter tendance et élégant. Elle propose une gamme de produit large, du pull en cachemire aux sous-vêtements en passant aussi par les mocassins.
Ces collections s’inscrivent dans un ton branché mais standard. Elles reprennent des codes traditionnels avec des coloris simples aux tendances actuelles. L’utilisation de matières riches, tel que le cachemire, montre une fois de plus la volonté pour la marque au renard de se différencier par la qualité de ses produits.
Le logo tiens!Parlons-en. C’est un renard noir ou roux (c’est selon) sur fond blanc le plus souvent, qui illustre assez bien l’état d’esprit des créateurs et de leurs créations: minimaliste!
JM Weston / Petit Bateau
On observe de plus en plus l’utilisation du co-branding(comprendre le partenariat commercial de 2 marques sur un même produit) dans le monde du prêt-à-porter. Kitsuné ne déroge pas à la règle. Bien au contraire, la marque se distingue aussi par ses collaborations exclusives. Petit Bateau, New Era, JM Weston, Swarovski…en voici quelques-unes.
La célèbre marque française Petit Bateau s’est associée avec Kitsuné, en 2009, pour une collection de tee-shirt et de vêtement pour bébé avec un logo commun créé pour l’occasion. Editions limitées, les produits sont sortis au shop Colette.
Avec New Era, la célèbre marque de caquettes de sport, les parisiens ont sortis, pour la collection automne 2011, une casquette sous le nom “Parisien”. Un modèle collector bien sûr (voir photos ci-dessous).
Mais de tous les co-branding, celui qui retient notre attention, c’est bien évidemment la collaboration avec JM Weston.
Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une marque mondialement connue pour ses mocassins et ses bottines haut de gamme.
Kitsuné a donc sorti une paire de mocassin appelée la “New Yorker” parce-que uniquement disponible dans leur nouvelle boutique de New York (inauguration le 29 Mars, donc demain!).
La Maison Kitsuné semble avoir de beaux jours devant elle, tant en musique qu’en mode.
On attend avec impatience les prochaines compilations du label et les albums de leurs artistes. En attendant vous pouvez toujours écoutez la dernière en date: Kitsuné Parisien II.
Chorus Festival 2012c’est 15 jours, 120 concerts (gratuits ou payants), La Défense…Bref une occasion supplémentaire pour faire la fête et pour découvrir de nouveaux (ou pas) jeunes talents!
Un concept qui ne fait pas grand bruit en terme de communication (conseil général des Hauts de Seine oblige ) mais qui propose un Magic Mirrors ce qui donne, on doit le dire, un aspect alternatif et exotique aux concerts programmés.
Agorafrog c’est le concept du blog discret mais efficace. Une mise en avant des artistes et labels indépendants qui selon le créateur du blog “défrichent de nouveaux horizons sonores”!
Rock, Electro, Country, Pop, Blues, tout y passe où presque. Le blog propose différentes vagues musicales de Pantha du Prince à Is Tropical en passant par Woodkid.
Les présentations artistiques sont fraîches et complètes et pour plus de saveurs une vidéo de l’artiste, des “titres conseillés” et un lien Deezer histoire d’alimenter ses oreilles.