“Le hip-hop n’a rien inventé.Le hip-hop a tout réinventé.”
Ice T, ancien rappeur devenu acteur, vient de réaliser Something from Nothing: The Art of Rap, un documentaire sur le Rap américain. Sélectionné au Festival du film Sundance 2012, la sortie est prévue pour juin aux Etats-Unis mais pas encore de date pour l’Europe. A suivre donc!
Le casting:Dr Dre, Ice Cube, Nas, KRS One, Snoop Dogg, Mos Def, Eminem, Run DMC, Raekwon, DJ Premier, Rakim, Xzibit, B.Real, Common…ça promet d’être lourd!
En Décembre dernier, le rappeur indépendant anglais, Tinchy Stryder, avait publié un nouveau morceau, extrait de son nouvel EP, Wish List, intitulé “Mario Balotelli“. Titre évidemment dédié à l’exubérant footballeur italien. Le morceau reprend le « Why Always me ? » qu’avait fièrement arboré le buteur citizen lors de la rencontre face à Manchester United, le 23 octobre dernier.
Depuis, cette image a fait le tour du monde. Surfant sur la vague de ce buzz médiatique, les deux hommes ont décidé de s’associer et de sortir un T-shirt en collaboration avec Umbro, imprimé de la citation désormais culte.
Cette initiative a permis à Umbro de signer une nouvelle marque dans son portefeuille qui, saura séduire les nombreux fans à travers le monde du sulfureux footballeur et de son acolyte rappeur. Ils ont ainsi commencé leur opération de diversification. Les protagonistes ont su gérer la complémentarité de leurs univers afin d’alimenter encore une fois le buzz. Avec l’Angleterre, l’Italie, la surexposition médiatique de Manchester City et les frasques quotidiennes de Mario, le succès de la marque ne fait aucun doute. Jolie coup de pouce pour l’album de Tinchy!
Et si Mario Balotelli était en fait un véritable homme d’affaire ( qui l’eut cru ?! ) ?
Quoi qu’il en soit, on espère que le jeune homme continuera d’alimenter nos faits divers et nos weekends football de Premier League.
Pour la petite anecdote, Tinchy supporte Manchester United ( eh oui… que fait il avec Mario ? )
Les Labels ont vu le jour parallèlement aux marchés musicaux. Globalement, jusqu’à la fin des années 20, le marché était très concentré et n’offrait que très peu d’opportunités aux labels indépendants, qui faisaient plus office d’exutoire social que d’acteur économique.
Suite à la crise économique de 1929 et la démocratisation de la radio, les maisons de disques changent de stratégie et se restructurent en intégrant les grandes chaînes de radio dans leur processus de promotion. Ce marché émergeant est alors dominé par les Majors: Columbia, Decca, EMI et Victor.
Les années 50 représentent une révolution majeure de l’environnement musical. Avec l’émergence du Rock’n'Roll, mouvement contestataire et indépendant, la jeunesse américaine s’invente sa propre culture, sur fond de conflit intergénérationnel.
Que serait cette New Way of Life sans un Héros à sa tête?
Malcolm McCormick, plus connu sous le nom de Mac Miller est le dernier rookie qui fait fureur aux Etats Unis. Peu connu des médias européens, il domine la scène musicale américaine, allant même jusqu’à glaner la première place du Bilboard 200 en novembre dernier. Focus sur le succès grandissant de la prochaine idole de nos bambins.
Malcolm McCormick est un jeune rappeur de 19 ans, originaire de Pittsburgh, en Pennsylvanie. Il début sa jeune carrière à l’age de 15 ans et enregistre ses premiers projets musicaux , “Easy Mac : But My Mackin’ Aint Easy” et “How High” ( avec son ancien groupe ), “The Jukebox : Prelude To Class Clown” et “The High Life”.
Il se fait rapidement remarquer par un label indépendant local, Rostrum Records, qui compte également dans ses rangs Wiz Khalifa, dernier spécimen de rappeur XS. Dès lors, le jeune rappeur enregistre des mixtapes plus abouties et commence à se faire un nom dans le milieu du Hiphop.
L’amérique découvre le visage et la voix de celui que l’on serait tenter de surnommer naturellement le nouveau Eminem, grâce à sa mixtape K.I.D.S (Kicking Incredibly Dope Shit, littéralement « on balance de la bonne cam ») en référence au film éponyme de Larry Clark.
Sans bouleverser les codes en place, le petit Mac Miller emprunte la voie tracée par Marshall Mathers quelques années auparavant ( le syndrome du MM ? ). Il évolue dans un univers Oldschool rythmé par un flow des plus rafraîchissant, régulièrement comparé à celui de Nas, qui le place déjà dans la catégorie des artistes les plus talentueux de sa génération.
Un jeune rappeur talentueux, fusion d’Eminem et de NaS ( quelqu’un à remarquer les Potalas ? ), comptant pour allié Wiz Khalifa, il n’en fallait pas moins aux Majors pour se ruer sur cette nouvelle pépite.
Ne cédant pas aux sirènes des grandes maisons de disque. Il sort en Novembre 2011 son premier album, intitulé Blue Side Park, qui se place très rapidement en première place du Bilboard 200, chose qui n’était pas arrivé depuis 1990 pour un label indépendant.
Acclamé par les foules et encensé par les critiques, Mac Miller frappera très prochainement aux portes de l’Europe.