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Le Disquaire Day

Le 21 avril aura lieu la 2eme édition du Disquaire Day, la journée nationale des disquaires indépendants. Ce concept a été importé des Etats Unis grâce à l’initiative du Calif ( Club Action des Labels Indépendants Français ) afin de promouvoir et relancer  l’image de nos dealers musicaux.

Cet événement vise à créer et optimiser les différentes relations entre les artistes, les labels et les distributeurs, à travers le grand public.

La première édition

Elle a enregistré un succès inattendu. 75% des magasins participants ont enregistré un chiffre d’affaire supérieure à 50% mensuel. Cet événement a également rencontré un succès médiatique à travers la presse culturelle ( Les Inrocks…) et généraliste ( Le Monde, Libération…). Cette année, plus de 150 disquaires, de 63 villes différentes,  participent. Soit  le double de l’édition 2011. A ce titre, les différents acteurs de la musique, les labels indépendants mais également les Majors, ont concocté près 70 références spécialement produites pour l’événement.

L’évolution des disquaires indépendants

Massivement présent au début des années 1980, ils représentaient près de 3000 commerces, d’après les chiffres de L’Observatoire de la musique. Subissant de plein fouet la stratégie de démocratisation et de transformation de la musique en produit de consommation de masse,  le nombre de disquaires indépendants n’a cessé de diminuer. Le marché de la musique a connu des mutations structurelles et conjoncturelles très profondes. L’apparition et la prolifération de grands réseaux de distribution, grandes surfaces et enseignes culturelles, a eu raison des consommateurs et des zones de chalandises de ces mini bibliothèques musicales. Entre temps, la crise du disque, la dématérialisation de la musique ( développement d’internet et des nouvelles technologies comme marchés inducteurs )  ont accentué les difficultés des disquaires, qui se sont alors repositionné sur des marché de niches.  Au début des années 2000, on en comptait plus que 200.

La reprise du pouvoir ?

Cet événement sonne comme une révolte des disquaires indépendants. En effet, suite à cette  dématérialisation musicale, on observe un désengagement et une dé-spécialisation des différents réseaux de distribution. Le marché physique, en récession, se retrouve donc orphelin de surfaces de vente mais surtout de lieux d’échanges. En ce sens, cette conjoncture représente une opportunité pour les disquaires indépendants. La tendance dessine un nouveau type de consommation musicale, à la recherche de prescripteurs, de conseilles mais surtout d’authenticité dans l’acte d’achat.

A vos agendas !

La liste des différentes animations :

http://www.sortiraparis.com/scenes/concert/articles/51332-disquaire-day-2012-les-animations-et-concerts-gratuits-a-paris

La liste des artistes participants à évenement :

http://disquaireday.fr/artistes-2012/

Facebook:

https://www.facebook.com/DisquaireDay


Acteurs de la nouvelle répartition économique

Avec le succès grandissant et la croissance exponentielle qu’affiche Deezer et Spotify, Beggars Group, regroupement de labels indépendants britanniques ( 4AD, Matador, Rough Trade et XL Recordings ) entend bien relancer le système de licence et redessiner le système de rémunération en place.

« Lorsque nous avons examiné les modèles du streaming, nous avons estimé qu’un partage à 50 / 50 sur le modèle des licences était la bonne chose à faire »

De fait, les labels ont toujours appliqué, une répartition des revenus, liés au streaming, équivalents aux normes contractuelles de la vente d’enregistrement, cumulés à des royalties allant de 12 à 20% en fonction des clauses contractuelles.

Cependant, le regroupement Britannique présente un fonctionnement différent avec une répartition jugée plus juste pour les artistes. Le directeur de la stratégie, Simon Wheeler, a récemment révélé à l’hebdomadaire anglais Music Week que les labels affiliés à la compagnie avaient opté pour un partage de 50% de cette nouvelle ressource financière avec les artistes.

Le système de licence

Les contrats des artistes contiennent des clauses relatives aux licences accordées à des tiers sur leurs enregistrements pour des exploitations secondaires, prévoyants des taux de rémunération de 50 % des sommes encaissées par le label au titre de ces exploitations.

« Si tous les labels retenaient ce principe, les revenus que les artistes tirent du streaming seraient multipliés par deux ou trois »

Le streaming est un canal qui s’est développé très rapidement et deviendra, si ce n’est pas déjà le cas, l’un des principaux canaux de distribution de la musique.

En guise de conclusion

Sean Parker, brillant homme d’affaires américain ( co-fondateur de Facebook, Napster et Plaxo ) estime que la conjoncture du marché de la musique évolue très rapidement et que les contrats actuels sont obsolètes. Ils doivent impérativement s’adapter aux nouveaux canaux de distribution.

En attendant, recentrons nous sur le cœur de métier de la compagnie, la musique !


« Why Always me ? »

En Décembre dernier, le rappeur indépendant anglais, Tinchy Stryder, avait publié un nouveau morceau, extrait de son nouvel EP, Wish List, intitulé “Mario Balotelli“. Titre évidemment dédié à l’exubérant footballeur italien. Le morceau reprend le « Why Always me ? » qu’avait fièrement arboré le buteur citizen lors de la rencontre face à Manchester United, le 23 octobre dernier.

 

Depuis, cette image a fait le tour du monde. Surfant sur la vague de ce buzz médiatique, les deux hommes ont décidé de s’associer et de sortir un T-shirt en collaboration avec Umbro, imprimé de la citation désormais culte.

 

Cette initiative a permis à Umbro de signer une nouvelle marque dans son portefeuille qui, saura séduire les nombreux fans à travers le monde du sulfureux footballeur et de son acolyte rappeur. Ils ont ainsi commencé leur opération de diversification. Les protagonistes ont su gérer la complémentarité de leurs  univers afin d’alimenter encore une fois le buzz.  Avec l’Angleterre, l’Italie, la surexposition médiatique de Manchester City et les frasques quotidiennes de Mario, le succès de la marque ne fait aucun doute. Jolie coup de pouce pour l’album de Tinchy!

Et si Mario Balotelli était en fait un véritable homme d’affaire ( qui l’eut cru ?! ) ?

Quoi qu’il en soit, on espère que le jeune homme continuera d’alimenter nos faits divers et nos weekends football de Premier League.

Pour la petite anecdote, Tinchy supporte Manchester United ( eh oui… que fait il avec Mario ? )


Ed Banger, le Label “HYPE”

NikeEastpakWescAlpha IndustriesEtniesBe@rbrick…On ne compte plus les multiples collaborations du label parisien de musique électronique Ed Banger Records (ED REC pour les intimes).

Depuis sa création, en 2003, le label fondé par Pedro Winter alias Busy P (ancien manager des Daft Punk/DJ/et accessoirement directeur de la société HeadBanger Entertainement) ne cesse de lancer de nouveaux produits collectors en relation avec son activité principale, ayant pour principal cible les jeunes urbains.

FRENCH TOUCH!

Justice, Dj Mehdi (RIP), Breakbot, SebastiAn, Uffie, Cassius, Carte Blanche font partis des artistes qui forment cette joyeuse famille de la musique électro qui ne cesse de monter! La French Touch c’est eux! Mais ce n’est pas sans compter sur la créativité et le dynamisme du boss du label qui s’exporte le mieux à l’étranger.

MERCHANDISING

Fort de son image jeune et fédératrice, le label impose ses codes et sa charte graphique sur les produits dérivés qu’elle distribue lors de ses divers partenariats. D’ailleurs, son Directeur Artistique SO_ME met à contribution son talent et sa créativité pour façonner l’image des produits lancés, s’inspirant d’un lifestyle streetwear et avant-gardiste.

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